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CyberClass > Partie 1 - Enjeux > Côté face > Fiche concept 1.1.1


📌 1.1.1 Des attaques partout, tout le temps

#Enjeux #Chiffres #Visualisation #Impacts #Rapport #Menace #Panorama #Coûts #Cybercriminalité #DéniDeService #Ransomware #Phishing #Malware #ChevalDeTroie #ManInTheMiddle #Cyberespace #Cyberattaque

Résumé
  • Le cyberespace, espace virtuel ultra-connecté, offre de nombreuses opportunités, mais génère aussi des risques.
  • Ces risques touchent autant les individus que la société toute entière (entreprises, associations, collectivités et administrations).
  • Les cyberattaques ont non seulement des répercussions économiques mais elles peuvent aussi atteindre la réputation, influencer une opinion ou encore nuire à la sécurité des infrastructures et des personnes physiques.
  • Les cyberattaques ne se limitent pas au vol de données : elles sont aussi un outil de manipulation et de déstabilisation des démocraties.
  • L'ampleur des cyberattaques souligne l’urgence d’un renforcement des mesures de cybersécurité notamment en matière de sensibilisation et de formation.

Au cours des quatre dernières décennies, les technologies de l'information et de la communication ont connu une évolution spectaculaire, donnant naissance au cyberespace, un nouvel environnement où nous passons désormais une grande partie de notre temps.

Ce monde numérique offre de nombreux avantages tels que l'accessibilité, la connectivité, la créativité, les échanges éducatifs et culturels, ainsi que des opportunités commerciales accrues. Mais il présente également des inconvénients, notamment ceux liés aux risques et à la criminalité.

→ Cyberattaque, de quoi parlons-nous ?

Définition : Cyberattaque1

Une cyberattaque est un ensemble coordonné d’actions malveillantes menées dans le cyberespace. Elle cible des ordinateurs ou des serveurs, des équipements périphériques, ou encore des moyens de communication (smartphones, tablettes, autres objets connectés…). La sécurité de ces dispositifs informatiques est mise en danger soit par voie informatique, soit par manipulation, soit par voie physique. Ponctuelle ou s’inscrivant dans la durée, une cyberattaque vise des données, des applications et d’autres actifs en portant atteinte à leur disponibilité, à leur intégrité ou à leur confidentialité.

Le développement des technologies du cyberespace (1) qui facilite les échanges et rapproche les personnes, a eu aussi un impact sur les populations criminelles en facilitant les rencontres et les échanges sans restriction de proximité : grâce à Internet, les cybercriminels (2) , les extrémistes et les auteurs de discours haineux, peuvent plus facilement et plus discrètement se (re)trouver et interagir pour lancer ou coordonner des attaques physiques ou en ligne.

  1. 🔎 Définition : Le cyberespace (cyberspace en anglais) est l'espace virtuel constitué par les infrastructures interconnectées relevant des technologies de l'information, notamment l'Internet. C'est l’ensemble des équipements, des applications, des données numériques, des communications et des transactions qui existe grâce aux ordinateurs, à Internet et à tous les autres appareils connectés. C'est en quelque sorte l'univers de toutes nos activités en ligne.
  2. 🔎 Définition : Un cybercriminel est une personne qui commet des actes illégaux dans le cyberespace à des fins lucratives ou malveillantes. Le terme "cyberattaquant" est plus large et neutre, tandis que "cybercriminel" implique une dimension criminelle : ainsi, tout cybercriminel est un cyberattaquant, mais l’inverse n’est pas vrai.

Ces cyberattaques concernent aussi bien les particuliers que les entreprises, les gouvernements et les infrastructures critiques et ont des motivations variées (voir Partie 1 : Enjeux > Fiche Concept 1.1.2 ; Fiche Concept 1.1.3) :

  • Voler des données : piratage de comptes, espionnage… ;
  • Perturber des services : attaques par déni de service (DoS/DDoS) (1) contre des sites web ou des infrastructures ;

    1. 🔎 Définition : Une attaque par déni de service, Dos (Denial of Service) ou DDoS (Distributed Denial of Service) en anglais, vise à rendre un serveur inaccessible en le saturant de multiples requêtes ou en exploitant une faille de sécurité afin de provoquer une panne ou un fonctionnement fortement dégradé du service. L'attaque peut émaner d'une seule source (DoS) ou de plusieurs sources (DDoS).
  • Prendre le contrôle d’un système : ransomware (1), injection de malwares (2)… ;

    1. 🔎 Définition : Un ransomware, ou "rançongiciel" en français, est un programme malveillant dont le but est d’obtenir de la victime le paiement d’une rançon. Lors d’une attaque par rançongiciel, l’attaquant met l’ordinateur ou le système d’information de la victime hors d’état de fonctionner de manière réversible.
    2. 🔎 Définition : Un malware (contraction de malicious software), ou "logiciel malveillant" / "programme malveillant" en français, est un programme dont le but est de survivre sur un système informatique (ordinateur, serveur, appareil mobile, etc.) et, souvent, d'en atteindre ou d'en parasiter les ressources (données, mémoire, réseau). Il s'implante au sein de programmes, se duplique à l'insu des utilisateurs, et peut nécessiter l'intervention explicite de ces derniers pour se propager (ouverture d'un courrier électronique, lancement d'un programme exécutable, etc.).
  • Détruire des fichiers ou des infrastructures cyberattaques destructrices ;

  • Déstabiliser une organisation, un État… : défiguration de site (1) (defacement en anglais) de sites web, attaques par déni de service…

    1. 🔎 Définition : Une défiguration de site (défacement, défaçage), ou defacement en anglais, est l’altération par un pirate de l’apparence d’un site Internet, qui peut devenir uniformément noir, blanc ou comporter des messages du défaceur, des images, des vidéos, etc., voire une mention (hacked, owned). Le site n'est souvent plus utilisable durant l'attaque qui porte atteinte à la réputation de la cible.

Les attaques peuvent prendre diverses formes, en voici quelques types parmi les plus courants : cheval de Troie (1) (trojan en anglais), malware (logiciel malveillant), ransomware (logiciel rançonneur ou rançongiciel), phishing (2), attaque par déni de service DoS / DDoS ou par Man-in-the-middle (MitM) (3).
Elles suivent des méthodologies différentes privilégiant la voie informatique (exploitation de failles informatiques), la manipulation (ingénierie sociale (4)) ou la voie physique (effraction et destructions matérielles), (voir Partie 1 : Enjeux > Fiche Concept 1.1.4).

  1. 🔎 Définition : Un cheval de Troie (trojan en anglais) est programme malveillant qui se fait passer pour un logiciel légitime : il se cache dans des programmes d’apparence inoffensive ou tente d'inciter les utilisateurs à le télécharger. Il a besoin d'être exécuté pour s’activer, et une fois activé, il permet aux attaquants d’espionner la victime, de voler des données sensibles ou de prendre le contrôle du système. Les chevaux de Troie peuvent infecter les appareils via, par exemple : ingénierie sociale (phishing, pièces jointes infectées, liens malveillants), pièges (fausses alertes, faux Wi-Fi), téléchargements risqués (sites ou logiciels non fiables), failles de sécurité (vulnérabilités logicielles, accès piratés).
  2. 🔎 Définition : Hameçonnage, ou phishing en anglais (contraction des mots phreaking qui veut dire "piratage de lignes téléphoniques" et fishing qui signifie "pêche"). Le phishing une technique frauduleuse destinée à leurrer l’internaute pour l’inciter à communiquer des informations confidentielles (codes d'accès, coordonnées bancaires…) en se faisant passer pour un tiers de confiance (assurance maladie, banque, fournisseur d'énergie, etc.).
  3. 🔎 Définition : Une attaque de type Man-in-the-middle - MitM ("Homme du milieu"), survient quand un attaquant s'insère entre deux parties communiquant entre elles, comme un utilisateur et un site web ou deux interlocuteurs échangeant des emails. L'attaquant agit comme un relais invisible, interceptant et relayant les messages à l'insu de l’expéditeur et du destinataire. L’objectif est de capter, lire ou même modifier les données transitant entre les deux parties pour voler des identifiants, des données sensibles ou des secrets professionnels
  4. 🔎 Définition : L'ingénierie sociale, social engineering en anglais, est un ensemble de méthodes utilisé pour obtenir des informations, des accès ou des autorisations, en exploitant des techniques de manipulation psychologique. Les attaquants tirent parti de traits humains spécifiques, tels que la confiance, la curiosité ou la peur, afin de passer outre la vigilance des utilisateurs.

→ Et concrètement, quelle est la méthode d'une cyberattaque ?

La méthode, ou mode opératoire, est la séquence d'actions suivies par un attaquant. Par exemple : l’attaquant a utilisé un email de phishing pour livrer un cheval de Troie qui a ensuite installé un ransomware.

Un mode opératoire se déroule généralement en plusieurs phases :

Cyberattaque : 6 phases de la reconnaissance à la dissimulation
Cyberattaque : 6 phases de la reconnaissance à la dissimulation
Phase 1 – Reconnaissance : choisir et collecter des informations sur la cible.
Phase 2 – Intrusion : trouver une porte d'entrée pour s'introduire dans le système.
Phase 3 – Exploitation : introduire des outils malveillants pour accéder aux données.
Phase 4 – Prise de contrôle : obtenir les droits administrateur pour contrôler le système.
Phase 5 – Exécution : attaquer pour chiffrer ou voler les données, et/ou paralyser le système.
Phase 6 – Dissimulation : effacer ses traces.

→ Quel panorama peut-on faire de la menace en France ?

Dans son Panorama de la cybermenace 20243, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, l’ANSSI (1), souligne une pression cyber constante portée par trois menaces majeures : les cybercriminels, les attaquants réputés liés à la Russie et ceux liés à la Chine. Le contexte géopolitique tendu, des élections majeures et des événements internationaux (comme les Jeux Olympiques de Paris 2024), ont amplifié encore les opportunités de malveillances.

  1. 🔎 Définition : L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) est l'autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d'information.

La cybercriminalité (1) spécialisée dans l’extorsion de rançons, via des fuites de données (2) et des attaques par ransomware, s’est imposée comme un risque global et quotidien pour toutes les organisations françaises. Les PME (petites et moyennes entreprises) / TPE (très petites entreprises) / ETI (entreprises de taille intermédiaire) (37%), les collectivités territoriales (17%), les établissements d’enseignement supérieur (12%) et les entreprises stratégiques (12%) ont été particulièrement touchés, avec des impacts souvent très graves sur leur fonctionnement, leur réputation ou dans la continuité de leur activité.

  1. 🔎 Définition : La cybercriminalité désigne les activités criminelles dans le cyberespace. En France, elle est définie comme une "infraction pénale susceptible de se commettre sur ou au moyen d’un système informatique généralement connecté à un réseau". Elle regroupe trois types d’infractions en lien avec les technologies de l'information et de la communication (TIC) : les infractions spécifiques aux TIC : atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données, traitements non autorisés de données personnelles, infractions aux cartes bancaires, chiffrements non autorisés… ; les infractions liées aux TIC : pédopornographie, incitation au terrorisme et à la haine raciale sur internet, atteintes aux personnes, et aux biens… ; les infractions facilitées par les TIC : escroqueries en ligne, blanchiment d'argent, violation de propriété intellectuelle… La cybercriminalité a un impact significatif sur les individus, les entreprises et les gouvernements du monde entier, entraînant des pertes financières, des atteintes à la vie privée et des dommages à la réputation.
  2. 🔎 Définition : Une fuite de données (data leak) consiste en l’exposition accidentelle de données sensibles à des cybercriminels. La fuite peut se produire de manière électronique (via Internet, un email...) ou de manière physique (perte d’un appareil, d'une clé USB, etc.). En général, une erreur humaine (divulgation, logiciel mal configuré, sécurité faible, etc.) en est à l’origine alors que les violations de données résultent d’actions intentionnelles d’attaquants (exploitation de vulnérabilités).

Les attaques à but de déstabilisation, menées par des hacktivistes (1) cherchant à attirer l’attention par des attaques de faible technicité mais à forte visibilité, ont augmenté. Les attaques par déni de service (DoS / DDoS) ont doublé par rapport à 2023.

  1. 🔎 Définition : Un hactiviste (combinaison de "hacker" et "activiste") est un individu ou membre d'un groupe utilisant des techniques de piratage informatique pour défendre une cause politique, idéologique ou sociale. Bien que les motivations ne soient pas nécessairement malveillantes ou lucratives, les méthodes employées sont souvent illégales ou non autorisées.

Les attaques à finalité d’espionnage restant la menace la plus mobilisatrice pour l’ANSSI.

Cybermalveillance.gouv.fr, plateforme issue de la stratégie numérique du gouvernement et dédiée à l’assistance des victimes et à la sensibilisation (voir Partie 1 : Enjeux > Fiche Concept 1.2.4), a enregistré une fréquentation record (+47%) avec 5,4 millions de visiteurs uniques et plus de 420 000 demandes d’assistance. Notamment à cause des violations de données (1) personnelles massives qui ont marqué l’année 2024 (12 400 demandes d’assistance (+82%) et 706 000 consultations d’articles dédiés) et des vagues de SMS ou emails de phishing. Phishing qui reste la première menace tous publics confondus (particuliers, entreprises et associations, collectivités et administrations) avec 64 000 demandes d’assistance (+22%) et 1,9 million de consultations d’articles4.

  1. 🔎 Définition : Une violation de données (data breach en anglais) est un incident de sécurité entraînant, de manière accidentelle ou illégale, la destruction, la perte, l’altération, la divulgation ou l’accès non autorisé à des données (personnelles ou non). Ces incidents exploitent des vulnérabilités techniques, organisationnelles ou humaines, et peuvent avoir des motivations variées (financières, géopolitiques, etc.).
Le top 3 des demandes d’assistance par catégorie de public sur Cybermalveillance.gouv.fr en 2024
Le top 3 des demandes d’assistance par catégorie de public sur Cybermalveillance.gouv.fr5 en 2024
Catégorie de public : particuliers. Top 3 : hameçonnage (33,7%), piratage de compte (18,1%) et arnaque au faux support technique (7,3%). Catégorie de public : entreprises ou associations. Top 3 : hameçonnage (20,7%), piratage de compte (19,6%) et rançongiciel (12,4%). Catégorie de public : collectivités ou administrations. Top 3 : hameçonnage (24,4%), rançongiciel (18,7%) et piratage de compte (16%).

→ Et ailleurs dans le monde, quel est l’état de la menace ?

Au niveau mondial, les menaces continuent d’évoluer avec l’avancée des techniques d’attaque et l’extension des surfaces d’attaque dans un monde toujours plus interconnecté.

Deux cas à relever

En février 2007, une étude menée à l’université du Maryland recensait environ 2 244 attaques par jour sur les ordinateurs connectés à Internet dévolus à l’expérience, soit une attaque toutes les 39 secondes en moyenne6.
En août 2023, une société privée, BackBerry,annonçait que de mars 2023 à mai 2023, ses solutions decybersécurité avaient stoppé plus de 1,5 million d'attaques. Soit environ 11,5 attaques par minute (une attaque toutes les 5 secondes environ). Ces menaces comprenaient environ 1,7 nouveaux échantillons de logiciels malveillants par minute7.

Sources :

En 2024, les attaques par ransomware, très lucratives, restent les plus impactantes. Les attaquants ciblent indistinctement la plupart des secteurs (notamment les agences gouvernementales, l’éducation, la santé et les entreprises) et des zones géographiques mais privilégient toutefois toutefois les pays riches (principalement l'Europe et les Etats-Unis)3. Près de 5 500 attaques ont été revendiquées contre des entreprises du monde entier, dont 1 204 ont été confirmées débouchant sur plus de 195 millions de données compromises et le paiement de 133,5 millions de dollars US de rançon8.

L’Agence européenne de la sécurité (ENISA (1)) révèle dans son rapport State of Cybersecurity in the Union (juillet 2023–juin 2024)9 que les attaques par déni de service (41%), les ransomwares (26%) et les vols de données (19%) dominent dans l’Union européenne.

  1. 🔎 Définition : Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité (European Union Agency for Cybersecurity). L'acronyme, conservé par habitude et pour la continuité, vient de l'ancien nom de l'agence : European Network and Information Security Agency (Agence européenne pour la sécurité des réseaux et de l’information).

Le rapport ENISA Threat Landscape (ETL) - october 2025 (juillet 2024 à juin 2025)10 dresse un état des lieux de la menace dont voici les points principaux :

  • L’ENISA alerte sur l’espionnage numérique, la désinformation et la déstabilisation.
  • Les attaques motivées par l’idéologie dominent (79,4%), suivie par les attaques à visées lucratives (13,4%) et le cyberespionnage (7,2%).
  • Cinq secteurs concentrent plus de la moitié des attaques : l’administration publique (38,2%), les transports (7,5%), les infrastructures et services numériques (4,8%), la finance (4,5%) et l’industrie manufacturière (2,9%).
  • Le phishing est le principal vecteur d'intrusion (environ 60% des cas) devant l'exploitation de vulnérabilités (21,3%).
  • Les appareils mobiles et les services et appareils exposés à Internet restent des cibles privilégiées face à tous les types de menaces.
  • Les systèmes d'intrusion étatiques et les cybercriminels exploitent de plus en plus l'IA pour accroître leur productivité et optimiser leurs activités malveillantes.
  • Quatre catégories d’acteurs malveillants sont identifiées : les acteurs liés à des États (sabotage et cyberespionnage) ; les cybercriminels et hackers-for-hire (1) (poursuite de gains financiers) ; les acteurs offensifs du secteur privéPSOA (2) – (développement et vente de cyber-armes) ; les hacktivistes (désinformation et perturbations).

    1. 🔎 Définition : Le hack-for-hire, ou piratage pour le compte d'autrui, est un type de cyberattaque dans lequel des hackers proposent leurs services contre rémunération pour mener des attaques ciblées. Ces services peuvent inclure un large éventail d’activités, allant du vol de données à la destruction d’infrastructures commerciales, en passant par la dégradation de sites web.
    2. 🔎 Définition : Les PSOA (Private Sector Offensive Actors ou acteurs offensifs du secteur privé) sont des entreprises spécialisées qui développent et vendent des technologies de cybersurveillance à des gouvernements ou d'autres clients pour mener des opérations de surveillance, d’espionnage ou de cyberattaques ciblées. En rendant accessibles des capacités de piratage avancées, ces entreprises posent un risque croissant pour la sécurité numérique et la défense de la démocratie.

→ Ok, mais comment les cyberattaques impactent-elles notre quotidien ?

Les cyberattaques ne sont pas cantonnées au cyberespace, elles touchent tous les aspects de la vie quotidienne avec des conséquences parfois graves et durables, notamment :

  • Déstabilisation économique ;
  • Perturbation des services et des infrastructures critiques ;
  • Menaces sur la sécurité nationale : espionnage et déstabilisation de la démocratie ;
  • Atteintes à la vie privée.
1. Déstabilisation économique

Les pertes financières, directes et indirectes, liées aux sont alarmantes :

  • Des comptes bancaires peuvent être vidés et des transactions frauduleuses réalisées suite à des attaques de phishing ou par injection de malwares.
  • En 2024, 133,5 millions de dollars US (environ 114 millions d’euros) de rançon ont été payés par des entreprises et des organismes ciblés8 suite à des attaques par ransomware.
  • Selon une recherche menée par IBM11, en 2024, le coût moyen d’une violation de données atteint 4,88 millions de dollars US au niveau mondial.
  • Les victimes doivent souvent payer pour réparer les dégâts (nettoyage des appareils infectés, assistance par des professionnels, renforcement de la sécurité, indemnisations…).
  • Les entreprises peuvent subir des pertes d’exploitation (perturbations ou arrêt de la production, retards de livraison, indisponibilité du site marchand) et des sanctions financières pour non-respect des réglementations.
  • La compromission d’informations suite à une fuite de données ou des actions d’espionnage déstabilisent les entreprises qui se voient dépossédées des éléments de processus et de savoir-faire (procédés de fabrication, formules, recherches…) qui faisaient leur spécificité et leur valeur ajoutée.
  • Le ralentissement ou l’arrêt de l’activité dans une entreprise peut générer du chômage partiel voire des pertes d’emploi.

Le coût annuel de la cybercriminalité en France est estimé à 129 milliards de dollars US en 2024 (soit environ 119 milliards d'euros), contre près de 93,5 milliards de dollars en 2023. Selon une projection, cette dynamique se poursuivra dans les années à venir pour atteindre 419 milliards de dollars en 202812.

"Le coût de la cybercriminalité dans le monde en 202314. À l’échelle mondiale, les coûts totaux de la cybercriminalité sont estimés à 8 151 milliards de dollars en 2023 selon le site Statista. La Chine est de loin la plus impactée avec 1 240 milliards de dollars, loin devant les États-Unis (320 millions) et la France (93 millions)."
Le coût de la cybercriminalité dans le monde en 202314, Statista

Le coût de la cybercriminalité dans le monde, est lui estimé à 9 220 milliards de dollars US en 2024 (contre 8 150 en 2023) et devrait augmenter continuellement jusqu’en 2029, pour atteindre 15 630 milliards de dollars en 2029 (+70% environ). Une explosion à corréler avec la multiplication, la diversification et le perfectionnement des cyberattaques13. En 2023, la Chine était de loin le pays où le coût estimé de la cybercriminalité était le plus élevé : plus de 1 200 milliards de dollars US. Ce chiffre s'élevait à 320 milliards de dollars aux États-Unis, à 120 milliards en Allemagne et à 93 milliards de dollars en France, soit le double du montant estimé au Royaume-Uni et au Japon (environ 45 milliards de dollars chacun)14.

L’atteinte à la réputation a également un coût important.
Le Rapport Hiscox 2024 sur la gestion des cyberrisques15 montre que la volonté de protéger sa réputation, après une fuite de données sensibles (1), est le deuxième motif pour lesquels les entreprises ont versé une rançon. En effet, après une cyberattaque, les entreprises constatent une perte d’image (impact médiatique) qui entraîne une baisse de confiance : 47% notent de plus grandes difficultés à attirer de nouveaux clients ; 43% ont perdu des clients ; 38% constatent que la mauvaise publicité a nui à leur réputation ; 21% ont perdu des partenaires commerciaux.

  1. 🔎 Définition : Une donnée sensible est une catégorie particulière de données personnelles qui concerne les informations révèlant la prétendue origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses/philosophiques/l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques, des données biométriques aux fins d'identifier une personne physique de manière unique, des données concernant la santé/la vie sexuelle/l'orientation sexuelle d'une personne physique.
2. Perturbation des services et des infrastructures critiques

Nous sommes de plus en plus dépendants des systèmes numériques, et quand les cyberattaques (par DDos ou par ransomware notamment) empêchent les services de fonctionner, les utilisateurs ne peuvent plus se connecter aux services pour s’informer, effectuer des démarches ou accéder à des données personnelles. L’activité professionnelle est également impactée. En 2023, plusieurs aéroports français, dont ceux de Paris et de Lyon, ont été perturbés par des attaques16. Des journaux comme Libération et La Croix ont été paralysés par des virus empêchant leur publication17.

Quand les attaquants ciblent des entreprises ou des infrastructures critiques, comme les hôpitaux, les réseaux électriques ou d’alimentation en eau, les systèmes de transport, etc., la sécurité et le bien-être des citoyens peuvent être impactés. L’interruption des services dont ils dépendent peuvent être perturbés ou interrompus, parfois pendant des jours ou des semaines. Les cyberattaques contre les établissements publics de santé notamment peuvent avoir des conséquences dramatiques : dossiers de santé des patients inaccessibles, blocage des soins, paralysie des équipements vitaux, …. et mise en danger des vies dans les cas extrêmes18.

Un cas à relever

En août 2022, le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes a été paralysé par le ransomware LockBit 3.0 qui a bloqué l’accès aux logiciels et dossiers numériques19. Pendant deux mois, l’immense centre hospitalier a dû se passer d’outils, de logiciels et de dossiers numériques, et revenir à l’"époque d’avant", celle du stylo et du papier.

Source : Après une cyberattaque d’ampleur et deux mois de paralysie, l’hôpital de Corbeil-Essonnes se relève à peine, Le Monde.

Selon l’Agence du Numérique en Santé20, 749 incidents ont été déclarés en 2024. Parmi ces incidents, on compte 40 attaques par ransomware.

3. Menaces sur la sécurité nationale : espionnage et déstabilisation de la démocratie

Les activités de cyberespionnage à caractère étatique contre les États membres de l’Union européenne, se sont poursuivies à un rythme soutenu en 2024, notamment au sein de l'administration publique9. En France, les attaquants réputés liés aux intérêts stratégiques russes ont poursuivi leurs attaques guidées principalement par la recherche d’informations pouvant soutenir leurs efforts militaires ou diplomatiques. De son côté, l’activité associée aux modes opératoires réputés chinois a été particulièrement dense et répandue à des fins de captation de renseignements d’ordres stratégique et économique.
Par ailleurs, le ciblage d’opérateurs de télécommunications s’est avéré intense et plusieurs incidents d’importance ont été traités par l’ANSSI.

Les individus et des structures non gouvernementales qui créent, hébergent ou transmettent des données sensibles sont également ciblés. L’ANSSI a constaté une augmentation des attaques contre des téléphones portables professionnels et personnels. Avec 37% des entreprises considérant le cyberespionnage comme un risque élevé21, ce type de menace sous haute surveillance représente un défi majeur.

Dans un contexte géopolitique tendu, les cyberattaques orchestrées par des hacktivistes pro-russes3,9 deviennent des armes d’influence. Leur objectif : influencer l’opinion publique, restreindre l’accès à certaines informations et nuire à la réputation des organisations. Ces attaques ciblent des secteurs d’intérêt stratégique pour la Russie, notamment en Ukraine et au sein des pays de l’OTAN : entités appartenant prioritairement aux secteurs gouvernemental, diplomatique, et de la recherche ou des think tanks (1) mais aussi banques, établissements de santé et médias.

  1. 🔎 Définition : Lieux de recherche et d’analyse, forums ou observatoires pluridisciplinaires, les think tanks regroupent, dans des structures non lucratives et indépendantes, des universitaires, chercheurs, politiques, acteurs économiques ou journalistes qui se donnent pour mission d’alimenter le débat public et d’exercer une influence par leurs recherches, leurs publications et les conférences et séminaires qu’ils organisent.

Les activités de manipulation et d'ingérence de l'information étrangère (FIMI (1)) touchent de plus en plus les citoyens de l'UE.

  1. 🔎 Définition : Le terme Foreign Information Manipulation and Interference (FIMI) est utilisé au sein de l'Union européenne pour désigner les activités de manipulation de l'information et d'ingérence menées depuis l'étranger.
Un cas à relever

En 2025, les élections législatives moldaves ont été marquées par une vaste offensive de désinformation et de propagande russe orchestrée depuis Moscou. Des centaines de trolls ont diffusé de fausses informations pour discréditer la présidente pro-européenne Maia Sandu et son parti22.
Parmi les intox diffusées : de prétendues fraudes électorales en préparation, ou encore des accusations délirantes liant l’adhésion à l’Union européenne (UE) à une "conversion forcée"de la société moldave aux valeurs LGBTQI+. Faux sondages pro-russes publiés en ligne, campagnes coordonnées diffusant des vidéos manipulatrices via des contenus viraux sur TikTok… Ces méthodes rappellent celles déjà utilisées par le Kremlin lors des élections présidentielles en Moldavie, en Roumanie ou encore aux États-Unis en 2024, ainsi que dans les Balkans pour stopper les processus d’adhésion à l’UE.

Source : Élections en Moldavie : face à la désinformation russe, RSF appelle les futurs députés à protéger l’espace informationnel, RSF - Reporters Sans Frontières.

4. Atteintes à la vie privée

En piratant des informations personnelles (numéros de sécurité sociale, coordonnées bancaires, mots de passe), les cybercriminels accèdent à des données intimes et potentiellement sensibles qui portent atteinte à la vie privée : messages, photos, dossiers médicaux, historiques… (Voir Partie 2 : Données > Fiche Concept 2.1.2). Ces informations peuvent ensuite être exposées publiquement, revendues ou exploitées pour du chantage (menace de divulgation de données intimes ou professionnelles, sextorsion (1)…) ou du harcèlement (diffusion de photos, revenge porn (2)…).

  1. 🔎 Définition : Une sextorsion (contraction de "sexe" et "extorsion"), ou chantage à la webcam, consiste à soutirer de l’argent à la victime en effectuant du chantage à caractère sexuel. Cette escroquerie démarre généralement sur un site de rencontre, un réseau social ou une messagerie instantanée (tchat).
  2. 🔎 Définition : Le revenge porn, "pornodivulgation" ou encore "vengeance pornographique", désigne le fait de rendre publics des contenus (photos, vidéos ou propos) sexuellement explicites échangés dans un cadre privé, sans le consentement de la victime.

Les attaquants peuvent utiliser les données volées pour usurper des identités. Les victimes sont confrontées à des fraudes bancaires, des crédits souscrits à leur insu, des infractions commises en leur nom... Par ailleurs, la diffusion de fausses informations ou de contenus diffamatoires sous une identité volée peut ruiner une réputation, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Savoir ses données compromises, ses systèmes violés, génère en outre un sentiment de vulnérabilité et d'insécurité avec un stress psychologique et une perte de confiance dans les outils numériques et dans les services en ligne. Les cyberattaques ne se limitent donc pas à des dommages techniques, économiques ou politiques, elles détruisent aussi des vies privées, génèrent stress, insécurité, et sapent la confiance dans la société numérique.

→ La cybersécurité, une réponse aux cyberattaques ?

Définition : Cybersécurité2

La cybersécurité regroupe l’ensemble des mesures techniques, organisationnelles et humaines mises en place pour prévenir les attaques et limiter leurs impacts. Elle protège les systèmes, les réseaux, les applications, les appareils, les données et les utilisateurs contre toutes les cybermenaces. Ses actions couvrent la prévention des intrusions, la détection et la neutralisation des menaces, la sensibilisation et la formation des utilisateurs.

Avec l’expansion des technologies numériques (Internet des objets, IA…), une bonne hygiène numérique (1) est essentielle.

  1. 🔎 Définition : L’hygiène numérique englobe à la fois les pratiques techniques (hygiène informatique) et les comportements individuels et collectifs liés à l’usage du numérique, dans une perspective de sécurité, de respect de la vie privée et de bien-être.
Quelques conseils pratiques
1. Séparer ses usages privés et professionnels 6. Protéger sa messagerie
2. Mettre à jour régulièrement ses outils numériques et installer les correctifs 7. Prendre soin de ses informations personnelles en ligne
3. Choisir des mots de passe robustes 8. Ne pas se connecter sur des réseaux non maîtrisés
4. Surveiller ses équipements lors des déplacements 9. Faire attention lors de ses échanges (téléphone ou visio)
5. Verrouiller son ordinateur à chaque absence 10. Éteindre son smartphone lors des réunions sensibles

→ Qu'est-ce qu'on peut conclure ?

Les actions malveillantes et les activités cybercriminelles sont désormais omniprésentes. Elles ciblent tant les particuliers, que les entreprises et les États. Elles se jouent à l'échelle mondiale, nous obligeant à faire face à de nouveaux défis pour protéger nos économies, nos organisations, nos démocraties et notre vie privée.

Face à la montée en puissance de ces menaces, la nécessité de renforcer la cybersécurité et les mesures de protection des données s'impose afin de sécuriser le cyberespace et développer notre résilience.



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Cette ressource éducative a été produite sous licence CC BY-SA Class’Code 4.0 FR (1) - Publication : janvier 2026 ; Dernière mise à jour : juin 2026.

  1. Creative Commons - Attribution obligatoire et crédit à l’auteur - Liberté d’utilisation et d’adaptation - Pas de restriction spécifique

Licences : CC BY-ND pour les vidéos; CC BY-SA pour l'ensemble des autres contenus


Sources

  1. Titre : CyberDico ; origine : cyber.gouv.fr - Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ; date de publication : [s.d.] ; date de consultation : 8 avril 2026

  2. Titre : Qu'est-ce que la cybersécurité ? ; origine : IBM ; date de publication : [s.d.] ; date de consultation : 8 avril 2026

  3. Titre : Panorama de la cybermenace 2024 ; type de média : rapport ; origine : cert.ssi.gouv.fr - Centre gouvernemental de veille, d'alerte et de réponse aux cyberattaques ; auteur(s) : ANSSI - Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ; date de publication : [s.d.] ; date de consultation : 9 octobre 2025

  4. Titre : Cybermalveillance.gouv.fr dévoile les tendances de la menace cyber en France ; origine : cybermalveillance.gouv.fr - Assistance aux victimes de cybermalveillance et prévention en sécurité numérique ; date de publication : 27 mars 2025 ; mise à jour : 3 avril 2025 ; date de consultation : 2 février 2026

  5. Titre : Rapport d’activité 2024 - Au cœur de l'action cyber ; type de média : rapport ; origine : cybermalveillance.gouv.fr - Assistance aux victimes de cybermalveillance et prévention en sécurité numérique ; date de publication : 3 avril 2024 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  6. Titre : Study: Hackers Attack Every 39 Seconds ; origine : Clark School of Engineering - University of Maryland ; auteur(s) : Michel Cukier ; date de publication : 9 février 2007 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  7. Titre : BlackBerry Rapport trimestriel sur les menaces mondiales - août 2023 ; origine : BlackBerry ; auteur(s) : Ismael Valenzuela ; date de publication : août 2023 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  8. Titre : Plus de 195 millions de données compromises en 2024 ; origine : Le Monde Informatique ; auteur(s) : Dominique Filippone ; date de publication : 14 janvier 2025 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  9. Titre : 2024 Report on the State of the Cybersecurity in the Union ; type de média : rapport ; origine : enisa.europa.eu - Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité ; auteur(s) : ENISA - Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité ; date de publication : 3 décembre 2024 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  10. Titre : ENISA Threat Landscape 2025 ; type de média : rapport ; origine : enisa.europa.eu - Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité ; auteur(s) : ENISA - Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité ; date de publication : 1 octobre 2025 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  11. Titre : Cost of a data breach 2025 ; type de média : rapport ou publication ; origine : IBM ; auteur(s) : recherche menée par le Ponemon Institute et analysée par IBM, 19e édition ; date de publication : 2024 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  12. Titre : Coût de la cybercriminalité en France 2016-2028 ; type de média : graphique ; origine : Statista ; auteur(s) : Maxime Gautier ; date de publication : 14 janvier 2025 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  13. Titre : Coût estimé de la cybercriminalité mondiale 2018-2029 ; type de média : graphique ; origine : Statista ; auteur(s) : Maxime Gautier ; date de publication : 14 janvier 2025 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  14. Titre : Infographie: Le coût de la cybercriminalité dans le monde ; origine : Statista ; auteur(s) : Tristan Gaudiaut ; date de publication : 22 mai 2024 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  15. Titre : Rapport Hiscox 2024 sur la gestion des cyber-risques - La cyber-résilience pour protéger sa réputatio ; type de média : rapport ; origine : Hiscox ; date de publication : 24 octobre 2024 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  16. Titre : Cybersécurité : les aéroports nouvelles cibles des cyber-attaques ; origine : Haas Avocats ; date de publication : 17 août 2023 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  17. Titre : Les médias français sous le feu des cyberattaques et des "rançongiciels" ; type de média : podcast et article ; origine : Radio France - France Culture ; auteur(s) : Thomas Baumgartner ; date de publication : 28 octobre 2024 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  18. Titre : Hôpitaux : Quand les cybercriminels font grimper le taux de mortalité ; origine : UnderNews ; date de publication : 29 octobre 2024 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  19. Titre : Après une cyberattaque d’ampleur et deux mois de paralysie, l’hôpital de Corbeil-Essonnes se relève à peine ; origine : Le Monde ; auteur(s) : Mattea Battaglia ; date de publication : 24 octobre 2022 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  20. Titre : Cybersécurité dans le secteur de la santé : un écosystème plus résilient, des signaux encourageants pour 2024 ; type de média : communiqué de presse ; origine : esante.gouv.fr - Agence du Numérique en Santé ; auteur(s) : Observatoire des incidents de sécurité des systèmes d’information pour les secteurs santé et médico-social ; date de publication : 3 juin 2025 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  21. Titre : Baromètre de la cybersécurité des entreprise - 10ème édition du baromètre annuel du CESIN ; type de média : communiquée de presse ; origine : CESIN - Club des Experts en Sécurité de l’Information et du Numérique ; date de publication : 27 Janvier 2025 ; date de consultation : 9 octobre 2025

  22. Titre : Élections en Moldavie : face à la désinformation russe, RSF appelle les futurs députés à protéger l’espace informationnel ; origine : RSF - Reporters Sans Frontières ; date de publication : 25 septembre 2025 ; date de consultation : 9 octobre 2025

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