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CyberClass > Partie 1 - Enjeux > Côté pile > Fiche concept 1.2.2


📌 1.2.2 Cyberespace, la géopolitique à l'ère du numérique

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Résumé
  • Un espace de tensions et de conflits : le cyberespace est un terrain de rivalités géopolitiques entre États, entreprises et organisations, notamment en matière de sécurité nationale, de protection des données et de régulation.
  • Les menaces invisibles : le cyberespace est utilisé pour des cyberattaques ciblant des infrastructures critiques (énergie, santé, administration), mais aussi pour la guerre informationnelle (désinformation, piratage d’élections, espionnage).
  • Un nouveau champ de confrontation militaire : certains États considèrent le cyberespace comme un véritable champ de bataille, au même titre que la terre, la mer ou l’air, ce qui les pousse à militariser et renforcer les capacités de cybersécurité.
  • Souveraineté et régulation : la maîtrise des données devient un enjeu stratégique, avec des modèles variés comme la surveillance massive en Chine ou les tentatives de régulation par des accords internationaux (ONU, accords bilatéraux).
  • VIGINUM en France : détecte et analyse les ingérences numériques étrangères qui pourraient manipuler le débat public et menacer les intérêts nationaux.

→ Le cyberespace : un monde connecté aux multiples enjeux ?

On peut penser que le cyberespace (1) gomme les distances et les frontières1. Après tout, il est possible de discuter avec quelqu’un à l’autre bout du monde en visioconférence, de partager une vidéo en quelques secondes, d’envoyer un message, de chercher une information à toute heure du jour et de la nuit sans même avoir besoin de se déplacer. Mais est-ce pour autant un espace neutre et sans enjeux territoriaux ?

  1. 🔎 Définition : Espace virtuel constitué par les infrastructures interconnectées relevant des technologies de l'information, notamment l'Internet. C'est l’ensemble des équipements, des applications, des données numériques, des communications et des transactions qui existe grâce aux ordinateurs, à Internet et à tous les autres appareils connectés.

Loin de là ! Le cyberespace est certes un espace numérique de communication et d’échange, mais c’est aussi un terrain de surveillance, de manipulation d’opinion, de tensions et parfois même de conflits géopolitiques entre États, entreprises et organisations internationales2. Il est donc crucial de comprendre l’ensemble de ces dynamiques, qu’elles se déroulent discrètement dans l’ombre ou de manière visible à la lumière du jour.

→ Dans l’ombre : quelles sont ces guerres que nous ne voyons pas ?

Espionnage, désinformation, cyberattaques (1)… le cyberespace cache une face obscure où les offensives numériques sont souvent invisibles, difficiles à détecter immédiatement et encore plus difficiles à attribuer à leurs auteurs.
Les cyberattaques ciblent aujourd’hui des infrastructures critiques comme les réseaux électriques, les institutions financières, les hôpitaux ou les administrations publiques, mettant en péril la stabilité d’un pays sans qu’aucun soldat ne franchisse de frontière. On assiste à une véritable guerre numérique3la manipulation de l’information est une arme redoutable. Elle se manifeste par :

  1. 🔎 Définition : Ensemble coordonné d’actions malveillantes menées dans le cyberespace. Elle cible des ordinateurs ou des serveurs, des équipements périphériques, ou encore des moyens de communication (smartphones, tablettes, autres objets connectés…). La sécurité de ces dispositifs informatiques est mise en danger soit par voie informatique, soit par manipulation, soit par voie physique. Ponctuelle ou s’inscrivant dans la durée, une cyberattaque vise des données, des applications et d’autres actifs en portant atteinte à leur disponibilité, à leur intégrité ou à leur confidentialité.
La déstabilisation politique

La déstabilisation politique peut être mise en place à travers des campagnes de désinformation, le piratage de processus électoraux et une influence ciblée sur l’opinion publique en diffusant des fake news (1), par du typosquatting (2) ou en piratant des processus électoraux.
Selon le Rapport annuel sur la cybercriminalité 2024 du ministère de l’Intérieur4, ces actions d’influence peuvent avoir des objectifs politiques ou économiques, et vont parfois jusqu’à saboter des projets ou semer le chaos dans des systèmes démocratiques. Les plateformes d'échanges devenant alors des armes informationnelles.

  1. 🔎 Définition : Infox en français : il ne s'agit pas juste d'une fausse information car ce qui fait la fake news, c'est la volonté de tromper, en mentant, y compris par omission, en détournant une déclaration, une photo, un chiffre de son contexte. Le terme évoque souvent le flot de désinformation qui pollue les réseaux sociaux et le débat public.
  2. 🔎 Définition : Technique par laquelle les cyberattaquants créent et enregistrent des domaines qui imitent des adresses de sites web populaires, mais avec de légères modifications typographiques. Les utilisateurs peu méfiants sont alors redirigés vers ces sites frauduleux.
Le cybersabotage

Le cybersabotage vise à endommager le fonctionnement de systèmes critiques, notamment dans le but de perturber les activités commerciales, les services publics ou la sécurité nationale. Il peut s'agir d'actions telles que le déploiement de logiciels malveillants pour corrompre des données, la désactivation de systèmes de contrôle industriels ou le lancement d'attaques par déni de service (DoS) (1). Fréquemment utilisé dans les conflits politiques ou économiques, il vise notamment à perturber des secteurs vitaux comme l'énergie, les transports ou la santé. Son impact peut être considérable, entraînant des pertes financières, une atteinte à la réputation, voire des dommages physiques lorsque des systèmes critiques sont touchés. Le sabotage peut aussi concerner des infrastructures physiques avec des conséquences dans le numérique. Le sectionnement des câbles sous-marins qui conduisent les flux internet majeurs en sont un exemple5.

  1. 🔎 Définition : Une attaque Dos (Denial of Service) ou DDoS (Distributed Denial of Service) vise à rendre un serveur inaccessible en le saturant de multiples requêtes ou en exploitant une faille de sécurité afin de provoquer une panne ou un fonctionnement fortement dégradé du service. L'attaque peut émaner d'une seule source (DoS) ou de plusieurs sources (DDoS).
Le cyberespionnage

Le cyberespionnage utilisé massivement par les États pour infiltrer les systèmes de gouvernements, d’entreprises et d’organisations internationales. Selon le rapport de l'ANSSI (1) 20246, cette dimension est bien plus prépondérante et structurée qu’on ne l’imagine.

  1. 🔎 Définition : L'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI) est l'autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d'information.
Un cas à relever

Entre mars et décembre 2020, les États-Unis ont été victimes d’une gigantesque opération de cyberespionnage menée dans le plus grand secret. Des pirates informatiques ont réussi à s’introduire dans les réseaux de milliers d’organisations, dont des agences du gouvernement américain (Défense, Énergie, Trésor, Santé…), ainsi que ceux de grandes entreprises. Ils sont passés par une mise à jour piégée d’un logiciel très utilisé, appelé Orion, développé par la société SolarWinds. Sans le savoir, 18 000 clients ont installé une mise à jour infectée contenant un logiciel malveillant baptisé Sunburst, qui permettait aux hackers de surveiller, copier ou manipuler des informations sensibles7.

Source : Les États-Unis victimes d’une gigantesque opération de cyberespionnage, La revue européenne des médias et du numérique, numéro 56.

La cyberguerre

Selon l'ANSSI8, "pour certains États, le cyberespace est devenu un espace de confrontation à part entière pour les armées, à l’image d’autres espaces tels que la terre, la mer ou l’air".
Les techniques employées sont discrètes — infiltration de réseaux, sabotage dissimulé, désinformation camouflée — avec pour objectif une efficacité maximale tout en évitant une escalade visible qui pourrait conduire à une guerre conventionnelle ouverte.

Certains pays sont régulièrement accusés d’y mener des actions offensives. Le Kremlin a notamment recours aux attaques cyber comme méthode de déstabilisation, d’agression ou de soutien à son armée lors d’opérations militaires.
En juin 2017, l’attaque NotPetya contre l’Ukraine a montré "l’étendue des dégâts que ce type d’opérations peut causer : un simple logiciel malveillant a supprimé les données de vingt-deux banques, six compagnies d’électricité, quatre hôpitaux, deux aéroports ainsi que de presque toutes les agences fédérales ukrainiennes"10.

Un cas à relever

En 2010, un logiciel malveillant appelé virus Stuxnet, ultra-sophistiqué et totalement invisible, a été découvert. Il avait été conçu pour s’introduire dans les systèmes informatiques du programme nucléaire iranien et sabotait physiquement les centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium. Ce virus ne se contentait pas d’espionner : il modifiait discrètement le fonctionnement des machines, tout en affichant des valeurs normales aux opérateurs. L’ objectif était de ralentir ou stopper le programme nucléaire iranien sans intervention militaire directe. Cette opération est attribuée aux États-Unis et à Israël, ce qui n’a jamais été officiellement confirmé11.

Source : L'industrie s'inquiète face à la prolifération d'un ver informatique, Le Monde.

Au rang des guerres de l’ombre, on compte aussi les menaces contre la démocratie, la liberté d’informer, la liberté d'expression et les droits humains… L’affaire Pegasus en est un parfait exemple.

Un cas à relever

Fin juillet 2021, les révélations de l’Affaire Pegasus ont dévoilé un système de cybersurveillance ciblée au niveau mondial12. Une enquête menée par le consortium de journalistes Forbidden Stories et Amnesty International a révélé des pratiques illégales d’espionnage téléphonique contre des journalistes, des avocats, des chefs d’État, des défenseurs des droits humains via le logiciel espion Pegasus de l’entreprise NSO Group. 11 États (parmi lesquels le Maroc, l'Inde, l'Arabie saoudite, la Hongrie, …) ont utilisé Pegasus pour cibler les communications de journalistes, militants, dissidents ou politiques.

Source : Affaire Pegasus : quelles avancées depuis le scandale des révélations ?, Amnesty International.

→ En pleine lumière : le cyberespace est-il un nouveau terrain de guerre et de compétition entre puissances ?

Guerre économique

Le cyberespace n’est pas seulement un univers souterrain où se trament des opérations clandestines. Il est aussi un théâtre d’affrontements visibles, aux enjeux économiques, politiques et géostratégiques majeurs6. Dans cet espace en pleine expansion, on assiste à une véritable guerre économique autour de la maîtrise des données et à une compétition pour le contrôle et la régulation du cyberespace.

Souvent qualifiées de "nouvel or noir"13, les données constituent un véritable enjeu de pouvoir entre les États qui veulent s’assurer le contrôle sur celles qui circulent sur leur territoire, et les entreprises privées qui fournissent les réseaux qu’elles empruntent.

Les géants du numérique, pour qui les données sont à la fois une ressource essentielle et un moteur économique, permettent aux États-Unis d’étendre leur influence au-delà de leurs frontières. En contrôlant les données, ces entreprises privées acquièrent un pouvoir inédit, au point de rivaliser avec les États sur le plan de la souveraineté14.

Un cas à relever

En mai 2023, Meta a été condamnée à une amende record de 1,2 milliard d’euros par l’Union européenne pour avoir transféré illégalement les données des utilisateurs européens vers les États-Unis. Concrètement, cela signifie que nos données – ce que nous aimons, cherchons, écrivons ou regardons en ligne – ont quitté l’Europe pour être stockées sur des serveurs américains. Or, une fois là-bas, elles peuvent être utilisées par les entreprises, mais aussi consultées par le gouvernement américain, grâce à des lois comme le Patriot Act ou le Cloud Act. (Voir Partie 1 : Enjeux > Fiche Concept 1.2.3) Avec des conséquences directes pour nous : Meta utilise nos données pour nous envoyer des pubs ultra-personnalisées pour nous inciter à acheter. Une fois que nos infos sont stockées aux États-Unis, nous ne savons plus exactement qui y a accès, elles peuvent être utilisées par des agences américaines pour surveiller ce qu’il se passe dans le monde15.

Source : Meta condamné à une amende record de 1,2 milliard d’euros par le régulateur irlandais des données personnelles, Le Monde.

Compétition pour le contrôle et la régulation du cyberespace

La puissance dans le cyberespace ne se résume pas aux attaques informatiques. Elle repose aussi sur la capacité des États à contrôler, réguler et sécuriser leur environnement numérique. Les États, les organisations supranationales (comme l’Union européenne) et les géants du numérique (GAFAM (1), BATX16 (2)) s’affrontent pour dominer la gestion des données personnelles, des infrastructures et des flux numériques.

  1. 🔎 Définition : GAFAM est un acronyme reprenant l'initiale des "géants du net", les plus puissantes multinationales des technologies de l'information et de la communication. Ces lettres font référence aux cinq plus grosses entreprises du secteur, Google, Apple, Facebook, Amazon, et Microsoft.
  2. 🔎 Définition : Les géants chinois sont parfois appelés BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi).

Cette tension reflète des modèles divergents de gouvernance du web et une tendance vers un Internet fragmenté :

  • La Chine mise sur un contrôle centralisé avec son "Grand Pare-Feu" (Great Firewall)17 qui permet de filtrer, surveiller et censurer une partie des contenus accessibles sur Internet. Cette approche illustre la volonté du gouvernement chinois d'encadrer l'usage d'Internet à l'intérieur de ses frontières.
  • Les pays occidentaux (notamment les États-Unis, le Canada et l’Union européenne) défendent un modèle d’Internet ouvert, interopérable et libre, centré sur la liberté d’expression, l’innovation et le rôle de la société civile dans la gouvernance du Net. La Déclaration sur l'avenir d'Internet ou Declaration for the Future of the Internet (2022)18, signée par 60 pays, affirme : "Nous nous engageons à promouvoir un Internet mondial, interopérable, fiable et sécurisé".

Face à la domination des grandes plateformes technologiques mondiales (les GAFAM notamment), la souveraineté numérique des États est mise à mal. Des acteurs privés influencent les équilibres géopolitiques : Elon Musk, avec Starlink (fournisseur d’accès à Internet par satellite) et son rôle dans le conflit russo-ukrainien révèle le lien de plus en plus étroit entre décisions politiques et intérêts privés19 par exemple.

Un cas à relever

Depuis le début de la guerre en Ukraine, Elon Musk a fourni des terminaux Starlink à l’armée et à la population ukrainienne, leur permettant de rester connectés malgré les attaques russes sur les infrastructures. Musk a donc joué un rôle direct dans un conflit militaire en fournissant un outil stratégique aux forces ukrainiennes. Mais plus surprenant encore : il a limité volontairement l’usage de Starlink dans certaines zones, comme la Crimée, pour éviter d’aggraver les tensions avec la Russie. Cela montre que les décisions d’un acteur privé peuvent influencer des choix militaires et diplomatiques, traditionnellement réservés aux États20.

Source : Comment Starlink et les constellations de satellites d’Elon Musk changent la guerre, Le Monde.

Contrôler l’hébergement, la circulation et l’utilisation des données nationales, ne pas dépendre d’acteurs étrangers pour stocker ou traiter ses données, c’est aussi préserver ses capacités de décision, protéger ses citoyens et garantir l’indépendance économique du pays.

Rivalité entre les États pour la suprématie technologique

Dans la course à la technologie, les grandes puissances s’affrontent. Par exemple, les États-Unis et le Royaume-Uni21 ont interdit l’utilisation des équipements Huawei, un géant chinois, dans la partie centrale des réseaux 5G – là où transitent et sont gérées les données les plus importantes et sensibles – pour éviter les risques d’espionnage.

D’autres domaines comme l’intelligence artificielle, les supercalculateurs ou les semi-conducteurs sont aussi très stratégiques. Taïwan, avec son entreprise TSMC, fournit presque tous les semi-conducteurs au monde22. Cette forte dépendance rend les tensions internationales encore plus sensibles.

Réponse des États face aux attaques et menaces dans le cyberespace

Les menaces sont multiples (voir Partie 1 : Enjeux > Fiche Concept 1.1.2) : cyberattaques contre les infrastructures critiques (hôpitaux, réseaux électriques, banques), ransomwares (1) déployés par des groupes criminels parfois liés à des États… Face à ces dangers, la cybersécurité (2) devient un pilier des politiques de défense nationale : les budgets militaires pour la cybersécurité explosent23, des structures dédiées voient le jour, comme le Cyber Command aux États-Unis ou le Commandement de la Cyberdéfense (COMCYBER)24, en France.

  1. 🔎 Définition : Programme malveillant dont le but est d’obtenir de la victime le paiement d’une rançon. Lors de ce type d'attaque, l’attaquant met l’ordinateur ou le système d’information de la victime hors d’état de fonctionner de manière réversible.
  2. 🔎 Définition : Ensemble des mesures techniques, organisationnelles et humaines mises en place pour prévenir les attaques et limiter leurs impacts. Elle vise à protèger les systèmes, les réseaux, les applications, les appareils, les données, les actifs financiers et les personnes contre toutes les cybermenaces. Ses actions couvrent la prévention des intrusions, la détection et la neutralisation des menaces, la sensibilisation et la formation des utilisateurs.
La diplomatie peut-elle contribuer à une défense commune ?

Oui, la diplomatie numérique émerge comme une réponse collective et des initiatives notables cherchent à réguler les comportements dans le cyberespace : l’ONU travaille à un droit international contre la cybercriminalité (1) (projet de convention du 7 août 202425), des accords bilatéraux et multilatéraux visent à sécuriser les échanges numériques, à travers le dialogue entre l’Union européenne et la Chine par exemple26.

  1. 🔎 Définition : Activités criminelles dans le cyberespace. En France, elle est définie comme une "infraction pénale susceptible de se commettre sur ou au moyen d’un système informatique généralement connecté à un réseau". Elle regroupe les infractions spécifiques aux TIC : atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données, traitements non autorisés de données personnelles, infractions aux cartes bancaires, chiffrements non autorisés... ; les infractions liées aux TIC : pédopornographie, incitation au terrorisme et à la haine raciale sur internet, atteintes aux personnes, et aux biens... ; les infractions facilitées par les TIC : escroqueries en ligne, blanchiment d'argent, violation de propriété intellectuelle...
Les États et les organisations supranationales s’organisent face à la désinformation

Face aux campagnes de désinformation qui visent à influencer les opinions publiques et à perturber les processus démocratiques (comme l’ont montré les ingérences russes dans les élections américaines), les États réagissent avec des réglementations renforcées, comme le Digital Services Act (DSA)27 en Europe, qui encadre les algorithmes, la modération des contenus et la transparence des plateformes.

VIGINUM, la réponse française aux ingérences numériques étrangères

En France, le service VIGINUM28 a été créé le 13 juillet 2021 pour détecter et analyser les ingérences numériques étrangères, en étudiant les phénomènes inauthentiques qui menacent le débat public et les intérêts nationaux. C'est un service assez inédit par rapport aux autres pays où le sujet est plutôt traité au sein d'organes militaires ou policiers.
VIGINUM n'est pas un service de renseignement mais un service qui s'appuie sur les données ouvertes de l'Internet et sur l'information à la population pour la défense du débat démocratique.

Former des experts pour être à la hauteur des enjeux

Pour faire face aux enjeux de sécurité et de souveraineté numérique, il est essentiel de former des experts capables d’anticiper, de comprendre et de contrer les nouvelles menaces.
Le plan du gouvernement français France 2030 : stratégie d'accélération cybersécurité29 vise à renforcer l’indépendance du pays en développant des compétences solides dans des domaines clés comme le cloud, la cybersécurité ou l’intelligence artificielle. L’objectif est de ne plus dépendre des grandes puissances étrangères pour ces technologies sensibles.

→ Qu'est-ce qu'on peut conclure ?

Le cyberespace est un champ de bataille stratégique où s’affrontent États, entreprises et groupes privés. Des enjeux majeurs s’y dessinent : du cyberespionnage à la souveraineté numérique, en passant par la sécurité des infrastructures critiques.

Les conflits numériques continueront d’être au cœur de la géopolitique mondiale. Pour y faire face, il est essentiel de former des experts capables d’anticiper, comprendre et contrer ces nouvelles menaces.



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Licence

 

🎯 Attribution : Une réalisation collective produite par Class’Code dans le cadre du programme TalCyb. Ce travail a bénéficié d’une aide de l’État gérée par l’Agence nationale de la recherche au titre de France 2030 portant la référence ANR-23-CMAS-0020.

Cette ressource éducative a été produite sous licence CC BY-SA Class’Code 4.0 FR (1) - Publication : janvier 2026 ; Dernière mise à jour : juin 2026.

  1. Creative Commons - Attribution obligatoire et crédit à l’auteur - Liberté d’utilisation et d’adaptation - Pas de restriction spécifique

Licences : CC BY-ND pour les vidéos; CC BY-SA pour l'ensemble des autres contenus

Sources

  1. Titre : Le cyberespace, un enjeu majeur de géopolitique ; origine : La Revue des Médias de l'Institut national de l'audiovisuel ; auteur(s) : Frédérick Douzet ; date de publication : 1 juillet 2016 ; date de consultation : 18 septembre 2025

  2. Titre : L’évolution du cyberespace : Une clé de lecture des aspects stratégiques et de la cyberconflictualité à l’époque moderne ; origine : CEDIRE - Centre d'études en diplomatie et relations extérieure ; auteur(s) : Ouidad FTILLOU ; date de publication : 22 janvier 2025 ; date de consultation : 18 septembre 2025

  3. Titre : Cyberguerre : Stratégies, menaces et enjeux géopolitiques mondiaux ; origine : Tixeo blog ; auteur(s) : Amine Soussi ; date de publication : 2 septembre 2024 ; date de consultation : 18 septembre 2025

  4. Titre : Rapport annuel sur la cybercriminalité 2024 ; type de média : rapport ou publication ; origine : interieur.gouv.fr - Ministère de l'Intérieur ; auteur(s) : COMCYBER-MI - Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace ; date de publication : 30 juillet 2024 ; mise à jour : 26 novembre 2024 ; date de consultation : 18 septembre 2025

  5. Titre : L'Otan riposte au sabotage des câbles sous-marins ; type de média : podcast et article ; origine : France Info ; date de publication : 2025 ; date de consultation : 18 septembre 2025

  6. Titre : Panorama de la cybermenace 2023 ; type de média : rapport ou publication ; origine : cert.ssi.gouv.fr - Centre gouvernemental de veille, d'alerte et de réponse aux cyberattaques ; auteur(s) : ANSSI - Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ; date de publication : 27 février 2024 ; date de consultation : 4 novembre 2025

  7. Titre : Les États-Unis victimes d’une gigantesque opération de cyberespionnage ; origine : La Revue Européenne des médias et du numérique, numéro 56 ; auteur(s) : Jacques-André Fines Schlumberger ; date de publication : 1 juillet 2021 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  8. Titre : Au collège et au lycée, former à la cybersécurité par le jeu ! CyberEnJeux, livret 1, Former à la cybersécurité, fiche 1 ; type de média : ressources educatives ; origine : cyber.gouv.fr - Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ; auteur(s) : laboratoire d’innovation de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, ministère de l’Éducation nationale de la Jeunesse, laboratoire d’innovation du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, le bureau de l’innovation pédagogique de la Direction généralede l’enseignement scolaire, et le bureau de l’accompagnement des usages et de l’expérience utilisateur de la Direction numérique de l’enseignement ; date de publication : 2 septembre 2021 ; mise à jour : 14 novembre 2023 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  9. Titre : Au collège et au lycée, former à la cybersécurité par le jeu ! CyberEnJeux, livret 1, Former à la cybersécurité, fiche 12 ; type de média : ressources educatives ; origine : cyber.gouv.fr - Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ; auteur(s) : laboratoire d’innovation de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, ministère de l’Éducation nationale de la Jeunesse, laboratoire d’innovation du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, le bureau de l’innovation pédagogique de la Direction généralede l’enseignement scolaire, et le bureau de l’accompagnement des usages et de l’expérience utilisateur de la Direction numérique de l’enseignement ; date de publication : 2 septembre 2021 ; mise à jour : 14 novembre 2023 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  10. Titre : La guerre cyber ; origine : defence.gouv.fr - Ministère des Armées ; auteur(s) : Bibliothèque de l'École militaire ; date de publication : juin 2022 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  11. Titre : L'industrie s'inquiète face à la prolifération d'un ver informatique ; origine : Le Monde ; date de publication : 24 septembre 2010 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  12. Titre : Affaire Pegasus : quelles avancées depuis le scandale des révélations ? ; origine : Amnesty International ; date de publication : 8 octobre 2021 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  13. Titre : Compte rendu de l’ouvrage « Géopolitique des données numériques. Pouvoir et conflits à l’heure du Big Data » ; origine : OpenEdition Journal ; auteur(s) : Marie-Hélène Gauthier ; date de publication : 2019 ; date de consultation : 4 novembre 2025

  14. Titre : Puissance des plateformes numériques, territoires et souverainetés ; type de média : rapport ou publication ; origine : Sciences Po ; auteur(s) : Dominique Boullier, centre d'etudes Européennes et de politique comparée ; date de publication : mai 2021 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  15. Titre : Meta condamné à une amende record de 1,2 milliard d’euros par le régulateur irlandais des données personnelles ; origine : Le Monde ; auteur(s) : Olivier Clairouin et Martin Untersinger ; date de publication : 22 mai 2023 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  16. Titre : GAFA, GAFAM, géants du net ; origine : Géoconfluences ; auteur(s) : JBB ; date de publication : octobre 2018 ; mise à jour : juillet 2025 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  17. Titre : La grande muraille virtuelle de Chine ; origine : Le Monde ; auteur(s) : Brice Pedroletti et Brice Pedroletti ; date de publication : 11 octobre 2010 ; mise à jour : 12 octobre 2010 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  18. Titre : Declaration for the Future of the Internet ; type de média : communiqué de presse ; origine : ec.europa.eu - Commission européenne ; date de publication : 28 avril 2022 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  19. Titre : Elon Musk, imprévisible acteur de la guerre en Ukraine ; origine : Le Monde ; auteur(s) : Par Piotr Smolar (Washington, correspondant) et Cédric Pietralunga ; date de publication : 9 septembre 2023 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  20. Titre : Comment Starlink et les constellations de satellites d’Elon Musk changent la guerre ; origine : Le Monde ; auteur(s) : Elise Vincent, Alexandre Piquard et Cédric Pietralunga ; date de publication : 15 décembre 2022 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  21. Titre : Huawei to be removed from UK 5G networks by 2027 ; origine : gov.uk - site officiel du gouvernement britannique ; date de publication : 14 juillet 2020 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  22. Titre : Will China’s Reliance on Taiwanese Chips Prevent a War? ; origine : cfr.org - Council on Foreign Relations, New York ; auteur(s) : David Sacks ; date de publication : 6 juillet 2023 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  23. Titre : LPM 2019-2025 : comment les armées sont remontées en puissance - Faire face aux défis futurs ; origine : defence.gouv.fr - Ministère des Armées ; auteur(s) : ministère des Armées ; date de publication : 19 janvier 2023 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  24. Titre : Le Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER) ; origine : defence.gouv.fr - Ministère des Armées ; date de publication : [s.d.] ; date de consultation : 19 septembre 2025

  25. Titre : United Nations Convention against Cybercrime ; origine : unodc.org - Office des Nations Unies contre la drogues et le crime ; date de publication : 2024 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  26. Titre : EU-China: Commission and China hold first High-level Digital Dialogue ; type de média : communiqué de presse ; origine : ec.europa.eu - Commission européenne ; date de publication : 10 septembre 2020 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  27. Titre : Digital Services Act - Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), publiée au Journal officiel de l’Union européenne, L 277 ; type de média : texte de loi ou réglement ; origine : data.europa.eu - Portail officiel des données de l’Union Européenne ; date de publication : 27 octobre 2022 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  28. Titre : Viginum : le rempart contre les ingérences numériques étrangères ; origine : defence.gouv.fr - Ministère des Armées ; date de publication : 14 mars 2025 ; date de consultation : 19 septembre 2025

  29. Titre : France 2030 : stratégie d'accélération cybersécurité ; origine : entreprises.gouv.fr - Direction générale des entreprises ; date de publication : 19 novembre 2024 ; mise à jour : 22 janvier 2025 ; date de consultation : 19 septembre 2025

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